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Les Archives rouvrent leurs portes
27-07-2010
Les Archives départementales entrevoient le bout du tunnel. A partir du 4 août, la salle de lecture rouvrira ses portes au grand public, à raison de 3 demies-journées par semaine: mercredi après-midi et jeudi toute la journée. Dès le 6 septembre, la salle sera ouverte une journée de plus, le mardi, en attendant la réouverture totale, qui se ferait au plus tôt en janvier 2011. Les activités des Archives départementales tournaient au ralenti ces derniers mois, depuis la découverte, en novembre 2009, de traces de moisissures sur les documents d'archives (juridictions de l'ancien régime, minutes notariales...) stockées dans les salles de conservation (magasins). "A cette époque, nous avions constaté une variation anormale de l'hydrométrie dans les magasins qui ont conduit à une dégradation de certains documents, en particulier les plus anciens", explique Alain Vidalies, président de la Commission Culture au Conseil général des Landes. "Après des mois d'enquête et d'expertise, le diagnostic a révélé un fonctionnement anormal du système de maintenance de la climatisation. En clair, le système s'est révélé défaillant en période de grosse chaleur", poursuit-il. "Un accident de modernité", selon lui, qui n'a engendré "aucun danger pour l'homme".
Pas de documents perdus
Depuis novembre, la salle de lecture est restée fermée au grand public. Les thésards, étudiants et autres chercheurs n'ont pas été pénalisés puisque reçus individuellement par le personnel. Durant ce laps de temps, la trentaine d'agents s'est mobilisée pour "dépoussiérer" les documents contaminés. "A l'aide de masque, combinaison et surchaussures, nous avons vérifié puis nettoyé, un par un, les documents dans un local modulaire, une partie des 11km de rayonnage, à raison de, maximum, deux heures de dépoussiérage quotidien par agent", explique Clarisse Herlemont, responsable de la communication des Archives. Audit, expertise, traitement et restauration des documents auront duré plus de 9 mois. Un travail de fourmi qui a finalement révélé un taux de contamination très faible de documents, en deçà de 10%. "De la même façon, il n'y a pas eu de documents perdus, à savoir que l'information qu'ils contiennent n'a pas été altérée, simplement parfois défigurée", ajoute Jacques Pons, directeur de la structure. Reste désormais à déterminer les reponsabilités dans cette affaire qui aura ralenti le fonctionnement de ce service public pendant près de 9 mois. Une expertise juridique est en cours.
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